Le projet de Renforcement de capacité des acteurs de gestion de la surveillance des ressources naturelles des îles d’Aného a été officiellement lancé...
Le projet de Renforcement de capacité des acteurs de gestion de la surveillance des ressources naturelles des îles d’Aného a été officiellement lancé le mardi 11 mars 2025 au cours d’un atelier à la mairie des Lacs 1 à Aného.
La salle Pierre Bédier de la mairie des Lacs 1 à Aného a servi de cadre, le mardi 11 mars 2025, au lancement officiel du projet « Renforcement de capacité des acteurs de gestion de la surveillance des ressources naturelles des îles d’Aného ». C’était au cours d’un atelier présidé par le Secrétaire général de la commune des Lacs 1, Koami Noumonvi, en présence des représentants de la Fondation Aquereburu&Partners (FAP), de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), des autorités locales, traditionnelles et des communautés bénéficiaires.
Le projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Mécanisme Forêt et Paysan (FFF) phase II de la FAO et sera exécuté par la FAP grâce à l’appui technique et financier de la FAO. Il s’étale sur une période d’un an (2025-2026), avec pour objectif de contribuer à la surveillance participative des îles d’Aného, au contrôle et à l’application des règles de gestion et de préservation des écosystèmes de mangroves, naturels qui permettront de résoudre un minimum de préoccupations liées à la biodiversité d’Aného.
Durant la période, la FAP avec la participation des communautés bénéficiaires, mettra en œuvre diverses activités qui porteront notamment sur la protection des zones de mangroves existantes, le reboisement et la replantation de mangroves, l’organisation des campagnes de sensibilisation, l’initiation et l’appui des activités génératrices de revenu afin d’assurer la conservation de ces écosystèmes qui garantissent la résilience des populations riveraines des îles face aux phénomènes des catastrophes naturelles.
L’atelier de lancement du projet a été l’occasion pour la FAP et la FAO de former les différents acteurs sur la conservation et la restauration des mangroves. A cet effet, cinq communications ont été présentées : celles-ci ont porté sur la présentation globale de l’approche FFF de la FAO, la présentation du porteur du projet, la valorisation des produits agricoles et la protection des ressources. La surveillance participative et les textes et lois régissant les zones protégées, puis les travaux d’aménagement et perspectives pour les îles d’Aného sont les autres modules développés au cours de la formation. Les communications ont été suivies des questions-réponses qui ont permis d’éclairer davantage les participants sur la finalité du projet.
Présidium de la rencontre, Fondation Aquereburu & Partners, FAO, Commune Lacs1 2025
Le Directeur de la FAP, Latévi Lawson-Ayéku a exprimé sa gratitude à la FAO pour son accompagnement à l’initiative. « A la fin de ce projet, c’est que nous nous approprions de ces îles et quand nous parlons de la surveillance des îles que chacun de nous se dise qu’elles m’appartiennent, et que nous ne pouvons pas accepter que des gens mal intentionnés montent sur ces îles pour aller les détruire », a-t-il déclaré.
Pour l’assistant FFF à la FAO, Lawson-Hétchély Téyi, les îles d’Aného sont un patrimoine écologique inestimable qui abrite des écosystèmes de mangroves qui remplissent de multiples fonctions vitales. « Malheureusement, ces écosystèmes sont de plus en plus menacés par la pression tropique, la déforestation, la surexploitation des ressources naturelles et les effets du changement climatique », a-t-il souligné avant d’ajouter que c’est pour inverser la tendance que la FAO à travers la FFF a décidé de financer ce projet en partenariat avec la FAP. Il a exhorté les acteurs de la communauté à œuvrer pour la réussite du projet.
Vue d’ensemble des participants
Les acteurs locaux ont accueilli cette initiative avec enthousiasme, reconnaissant la nécessité d’une action concertée pour protéger leur environnement et garantir une utilisation durable des ressources naturelles. À terme, ce projet devrait permettre une meilleure gestion des ressources naturelles des îles d’Aného en instaurant une gouvernance environnementale plus efficace. La sensibilisation et la formation des communautés riveraines des îles favoriseront une prise de conscience accrue et une responsabilisation collective, garantissant ainsi une meilleure préservation des écosystèmes pour les générations futures. La Fondation Aquereburu&Partners réaffirme ainsi son engagement en faveur du développement durable et de la protection de l’environnement au Togo, espérant que ce projet servira de modèle pour d’autres régions confrontées à des défis similaires. Pour rappel, Aného dans la commune des Lacs 1, compte cinq îles dont la plus grande a une superficie de 184 hectares.